Le roller derby

Le roller derby, mais qu’est-ce que c’est ?

Simple : c’est une course poursuite en patins à roulettes mêlée de bousculades, autour d’une petite piste ovale.

Plus compliqué : chaque équipe compte 5 joueuses dont 1 jammeuse et 4 bloqueuses. On compte donc 10 joueuses sur le terrain. Attaque et défense se jouent en même temps. Les 2 jammeuses s’occupent de dépasser l’équipe adverse et ainsi de marquer les points. Les 8 autres constituent le bloc : elles aident leur propre jammeuse à évoluer tandis qu’elles tentent de barrer le passage à la jammeuse adverse. Quand une jammeuse passe une adversaire, elle marque un point.

Les subtilités de jeu : bloquer l’adversaire, c’est avant tout lui barrer la route et lui filer de grands coups d’épaules, de hanches ou de fesses pour la déséquilibrer, tout en veillant à ne pas se retrouver soi-même à laisser ses dents sur la piste. Aider sa jammeuse, c’est mettre l’équipe adverse au sol et trouver un tas de stratagèmes pour la faire avancer plus vite (la jammeuse, vous suivez ?). Chaque jam dure 2 minutes. La partie se joue en 2 mi-temps de 30 minutes.

Un peu d’histoire : le roller derby est un sport venu des Etats-Unis se pratiquant en quads (à l’inverse des rollers en ligne). Ce sport est né au milieu de la Grande Dépression, 1929, à Chicago, (1929), lorsque son inventeur, le promoteur Léo Seltzer, eut l’idée de simuler un marathon Los Angeles / New York sous l’œil des caméras sur une piste circulaire et couverte. Les équipes composées d’un homme et d’une femme devaient parcourir pas moins de 57 000 tours.

Les participantes avaient tellement la niaque qu’elles finissaient par se bousculer les unes les autres afin de gagner la course, qui durait des heures. Léo Seltzer vit tout de suite que l’intérêt de la course résidait dans les parties de castagne qu’elle engendrait. Ce fut un succès immédiat avec près de 20 000 spectateurs dès la première semaine. C’est alors que le roller derby devint un objet de culture populaire américaine et des clubs fleurirent partout en Amérique du Nord.

Après une période très faste, venant même jusque dans l’hexagone sous le nom de roller catch, le roller derby perdit de sa notoriété dans les années 70 et 80, notamment à cause de la de suspicion de triche et du côté trop spectacle et catch qu’avait la pratique.

Relancé en 2000 au Texas, le roller derby contemporain est désormais un sport international comptant des ligues partout dans le monde, à prédominance féminine en Australie, en Belgique, au Canada, en Allemagne, en Irlande, aux Pays-Bas, en Nouvelle-Zélande, en Suisse, en Suède, au Royaume-Uni et maintenant en France.

Il existe aussi quelques équipes masculines en Australie, Angleterre, USA et bientôt… en France. La plupart des ligues de roller derby suivent les règles officielles établies par la WFTDA (Women’s Flat Track Derby Association). C’est également le cas des équipes françaises.