La rentrée chez Roller Derby Toulouse // Recrutements et inscriptions saison 2016-2017

French Connection 6 © Remember Happiness Photographie
French Connection 6 © Remember Happiness Photographie

La rentrée sportive approche et si vous souhaitez rejoindre Roller Derby Toulouse ? C’est le moment de vous engager et de préparer septembre. Pour cela, 3 options s’offrent à vous :

✘ Vous avez entre 8 et 16 ans : une équipe JUNIOR est en cours de création ! Nous ouvrons à ce jour et jusqu’au samedi 20 août des pré-inscriptions. Des cours qui seront accessibles pour vos enfants le samedi matin sur un créneau de trois heures (sous réserve d’une affectation de gymnase par la mairie et d’un nombre suffisant d’inscriptions) car à Roller Derby Toulouse on pense au futur, à former nos prochain(e)s coéquipier(e)s mais aussi à partager la connaissance et la passion de notre sport. Des coachs motivés, qualifiés et fins seront présents pour prendre en charge vos enfants et leur faire découvrir les joies du roller derby ! Afin de faire la pré-inscription de vos enfants, merci de remplir le formulaire sur https://goo.gl/forms/Xau2gcZiFD7X0CM22.

✘ Vous avez 17 ans ou plus et vous savez patinez : Une journée de recrutement se déroulera le samedi 6 septembre sous le pont du Stadium. Si vous réussissez ces sélections d’entrée, vous pourrez rejoindre nos équipes dès septembre. Sinon, nous vous inviterons à vous inscrire à notre école de patinage afin de retenter les sélections au cours de la saison (voir ci-dessous). Attention, pensez bien à vous inscrire sur https://goo.gl/forms/DE29APdOakjD8qBI3 avant de venir. Nous sommes impatients de vous y retrouver et espérons vous y voir nombreux !

✘ Vous avez 17 ans ou plus et ne savez pas patiner : L’école de patinage est faite pour vous ! Un programme de 15 semaines de cours qui débuteront le mardi 20 septembre pour apprendre le patinage et les bases du Roller Derby. Un apprentissage complet qui vous donnera ensuite toutes les clefs pour réussir les étapes de sélections afin de rejoindre les équipes de la ligue en toute sécurité. À noter que l’inscription se fait pour une session d’un semestre. Vous avez jusqu’au samedi 20 août pour remplir le formulaire d’inscription sur https://goo.gl/forms/3LvBl3ffFVIugkBF3 (Les inscriptions pour la première session sont clôturées, nous vous tiendrons au courant pour la seconde session de février 2017).

Nous vous rappelons que pour pratiquer le roller derby, vous devez posséder tout le matériel nécessaire (l’association ne pouvant le fournir). Il se compose de :
— Rollers de type quads (quatre roues non alignées),
— Un casque,
— Protèges genoux,
— Protèges coudes,
— Protèges poignets,
— Un protège dents.

Et si vous avez la moindre question (concernant l’achat du matériel ou les inscriptions par exemple) n’hésitez pas à nous contacter à contact@rollerderbytoulouse.com. À très vite !!

But here’s my number, so call me maybe

But here’s my number, so call me maybe

Au RDT, on recrute toute l’année des zèbres et des flamands roses. Là, logiquement, vous vous dites qu’en fait on vous a un peu menti, en réalité le Roller Derby c’est un peu comme si on visitait un zoo et vous n’auriez pas forcement tord. Si je traduis le langage Derby, ça veut dire que nous recrutons des SO (Skatting Officials, autrement appelés arbitres en patins ou zèbres puisqu’ils portent des maillots à rayures noires et blanches) et des NSO (Non-Skatting Officials, aussi nommés flamands roses pour la couleur de leur teeshirt – oui, des fois le teeshirt est bleu layette, ou vert, ou orange, mais de base il est rose). Arbitrer un évènement de Roller Derby, quelque soit votre poste, c’est un peu un défi de tous les instants, une lutte acharnée pour faire respecter les règles et assurer le bon déroulement des rencontres. Chez Roller Derby Toulouse, nous avons la chance d’avoir quelques arbitres à demeure, et c’est clairement un avantage de pouvoir s’entrainer en conditions réelles avant les matchs. Malheureusement, comme un peu partout en France, certains (la plupart) de nos arbitres sont également des joueurs ou des joueuses. C’est donc compliqué pour eux d’arbitrer sans rater un de leur entraînement, ou de pouvoir participer à l’arbitrage d’une rencontre quand eux-même doivent jouer le même jour.

 

Je vais résumer la situation pour ceux du fond qui ne suivent pas – on manque d’arbitre. Partout, tout le temps. Bien sûr, on recrute de nouveaux arbitres et NSO en même temps qu’on recrute de nouveaux joueurs (être NSO est presque un passage obligé quand on est Fresh Meat, ça permet de participer aux évènements et de se former aux règles de base). Mais malgré tout c’est la pénurie, et il est donc de mon devoir de vous convaincre que oui, être arbitre et NSO c’est LE BIEN, et que vous devez intégrer la Team No Fun – ne faites pas attention au nom donné au corps arbitral, c’est un joueur un peu éméché qui l’a inventé en 1997, et depuis impossible de s’en débarrasser… Cet article sera à nouveau une liste (j’aime presque autant les listes que les parenthèses, pour tout vous dire). Une liste des choses qui peuvent arriver quand on est débutant ou arbitre plus confirmé, quand on est joueuses ou joueurs et qu’on se fait siffler une faute sur un match, quand on est NSO et qu’on doit courir après les arbitres au milieu du track. Bref, une liste de pourquoi être arbitre c’est bien, même si c’est fatiguant quand même un peu.

 

1. Je vais être honnête, être zébreau (un SO débutant) c’est dur. Quand on est zébreau, siffler une faute est assez compliqué, surtout pour la toute première fois et dans le feu de l’action. Pour siffler une pénalité, il faut tout d’abord donner un coup de sifflet plus ou moins long, annoncer la couleur du maillot, puis le numéro, et ensuite la faute réalisée avec le geste correspondant, puis le geste signalant l’envoi en prison. Le tout en anglais (s’il n’y a pas de défi, ce n’est pas drôle). Pour vous donner une idée, la première fois ça ressemble à *TWIT* White, euh… *essaie de regarder le numéro* One, seven, seven… Euh, one, seven, seven, five *essaie de se rappeler le geste associé à la faute annoncée* Low block *se trompe dans le geste, recommence* *se rend compte que la joueuse n’a pas entendu la pénalité, et qu’elle est déjà loin* *cours après la joueuse* *TWIIIIIIIIIIIT* White *a oublié le numéro, se contorsionne dans tous les sens pour réussir à le voir* One, seven, seven, five, LOW BLOCK *prend sa grosse voix très très méchante, tente de rester sérieux* *se rend compte que la joueuse n’a toujours pas entendu la pénalité, part se pendre avec son sifflet* *recommence*. Il arrive donc (souvent) au début qu’on appelle une pénalité bien après qu’elle se soit déroulée. Généralement cela nous vaut un regard incrédule de la joueuse qui se demande comment elle a bien pu faire une faute alors qu’elle ne fait présentement rien, mais on ne baisse pas les bras. Le zébreau est tenace, le zébreau est motivé, le zébreau arrivera un jour à siffler une pénalité sans bafouiller – et le jour où ça arrive, ton Papa zèbre te regarde la larme à l’oeil avec tellement de fierté dans ses yeux que tu te dis que tu as eu raison de devenir arbitre.

 

"Mais je comprends pas, j'ai pris un Multiplayer alors que j'étais toute seule au milieu du track..." © Olivier Vax
« Mais je comprends pas, j’ai pris un Multiplayer alors que j’étais toute seule au milieu du track… »
© Olivier Vax

 

2. Le fait d’arbitrer en plus de jouer procure des avantages non négligeables – on développe une bonne vision du jeu, on possède une connaissance certaine des règles, on peut essayer de tromper l’adversaire sur le track en hurlant « han, c’est un multi là, alleeeeeeer ». Mais n’allez pas croire qu’il n’y a pas de désavantages. Par exemple, vous ne verrez que rarement un match en tant que spectateur. Soit vous jouez, soit vous arbitrez, soit vous êtes bénévole sur l’organisation de l’évènement et vous êtes donc occupé. Pour voir un match tranquille sur le bord du track, il faudra désormais aller dans un pays étranger, loin, là où personne ne connait votre nom. Et quand on a la chance d’être dans une ligue assez grande qui peut former ses propres arbitres, il faut également compter sur le fait qu’on a un entraînement supplémentaire de temps en temps – au revoir vie sociale, je t’aimais bien.

 

3. Quand tu deviens arbitre, tu apprends de nouvelles choses tous les jours. Le Roller Derby est un sport qui comporte des règles. 74 pages de règles pour être précis. 74 PAGES qui sont mises à jour tous les 6 mois. Des règles numérotées à coup de 5.7.2, ou de 4.2.3, ou de 1.4.1. Pour suivre une conversation entre arbitres confirmés, il faut donc TOUJOURS avoir son livret de règles avec soi, sinon la discussion n’est qu’une suite interminable de chiffres qui ne veulent rien dire – si toi aussi tu as retrouvé ou cherché quels sont les points de règles cités plus haut, bravo ! Tu es donc un Zèbre Geek (c’est une race particulière de zèbre, une sorte d’évolution ultime, un peu comme un Pokémon). Être arbitre demande également de posséder certaines compétences simples – savoir lire, savoir compter, savoir rester calme, savoir s’empêcher de chanter quand la musique retentit et savoir conserver une Poker face en toutes circonstances. Mais le truc ultime, LA chose qui fait que franchement être arbitre c’est un peu le poste le plus mieux de tout l’univers, c’est que quand tu es arbitre, tu sais ENFIN ce qui se dit pendant les Official Review (vous savez, ces réunions de zèbres autour du point d’eau au milieu du track).

 

Bla © Florent Lagasse
« C’était pas un 7.4.42 là ? » « Tu veux dire un blocage à coup de lancé de banane ? » « Ah oui, non, autant pour moi, ça devait être un 6.8.3 alors… »
© Florent Lagasse

 

4. Être arbitre, c’est aussi pleins de petits moments très sympathiques avec les équipes et les bénévoles. Prenons l’Equipement Check par exemple. Même s’il a de plus en plus tendance à disparaître de la circulation, l’EC est ce moment avant un match où les équipes sont alignées sur le bord du tracks et où les arbitres vérifient l’équipement de chaque joueur. Certains profitent de ce moment pour lancer des blagues, et on a souvent droit à la « Danse de l’Equipement Check » (remuage de popotin en bonus). Même si la Poker face reste obligatoire à tout instant, l’EC est souvent détendu et bon enfant – on est sérieux mais on sait aussi s’amuser, il n’y a pas de raison. Autre moment plutôt sympa, les échanges entre NSO et joueurs, que ce soit en prison lorsqu’un joueur nous pose une question à laquelle nous pouvons répondre, lorsqu’on est Jam Timer (le NSO avec le sifflet et les chronomètres qui lance les Jams) et que tout le monde est suspendu à vos lèvres, etc. Le meilleur moment restant sans conteste lorsque des joueurs et joueuses viennent vous remercier à la fin du match pour votre travail (même si je trouve que se faire applaudir par les joueurs reste une sensation très étrange, j’apprécie toujours celles et ceux qui viennent me serrer la main ou me taper sur l’épaule avec le sourire, et j’essaie de ne jamais oublier de le faire lorsque je suis moi-même joueuse).

 

5. Quand on est arbitre, on devient balèze en défi de regard. Genre, VRAIMENT balèze. Pour vous situer, ça se passe comme ça : on siffle une faute, on regarde la joueuse, elle nous regarde, on la regarde, elle fait genre « moi ? », on la regarde, elle nous regarde, on n’a pas cligné des yeux depuis 17 secondes, elle commence à se diriger vers l’extérieur du track, on a la paupière droite qui sautille, elle sort du track en nous lançant un dernier regard pour être bien sûre, c’est le désert de Gobi dans nos yeux mais victoire ! Elle est partie en prison, on peut donc se concentrer à nouveau sur l’action. Un zèbre gagne TOUJOURS ses défis, et ça peut ensuite servir dans la vie quotidienne, comme par exemple dans un bar ou un café quand le serveur fait mine de ne pas vous avoir vu, et PAF ! On accroche son regard, on tente une transmission d’infos par la pensée et on ne lâche RIEN. Ça marche également pour montrer qui est le patron à son banquier, ses collègues ou les relous dans le métro – comme pour les joueurs récalcitrants, il suffit de les regarder bien fixement et de penser « MEUTRE », c’est souvent suffisant.

 

" La prison c'est par là... PAR LÀ !!! " © Olivier Vax
« La prison c’est par là… PAR LÀ !!! »
© Olivier Vax

 

Pour conclure cet article, si vous êtes joueurs et que vous souhaitez vous diversifier, si vous aimez patiner mais que le contact vous fait peur, ou tout simplement si vous aimez arbitrer, n’hésiter pas à nous rejoindre, avec ou sans patins, tous les apprentis arbitres sont les bienvenus (que ce soit au RDT ou dans les autres ligues, les arbitres sont indispensables à la bonne pratique du Roller Derby, et on ne leur dira jamais assez MERCI ! (Normalement, c’est le moment où je fais un dernier commentaire enlevé et plein de finesse, mais je n’ai pas d’idée. Par contre je laisse les parenthèses quand même parce que j’ai un quota de parenthèses par article à respecter, donc faites comme si j’avais écris quelque chose de drôle, merci).

 

Jane Rustine
Journaliste arbitraire

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Crédits photographiques : 

Olivier Vax / https://www.facebook.com/OlivierVaxPhoto?fref=ts

Florent Lagasse / https://www.facebook.com/lagasse.florent?fref=ts

2 semaines pour devenir une joueuse Intraligue

2 semaines pour devenir une joueuse Intraligue

 

Cet article, bien qu’écrit par une joueuse de l’équipe des Dirty Vixens, reste totalement neutre. Toute glorification à la merveilleuse équipe des Dirty Vixens reste absolument fortuite et inopinée.

 

2 semaines avant : Après une montée en Réserve, mes copines et moi-même apprenons que le premier match Intraligue a lieu dans moins de deux semaines, et visiblement les entraîneurs comptent bien nous faire jouer ! À partir de là c’est simple, on a presque le niveau, il nous reste juste à… Apprendre à blocker, à gainer, à tenir un mur, un pack, à découvrir les techniques et tactiques de jeu…. Et accessoirement trouver une Derby name. Ce sera d’ailleurs notre activité principale durant une semaine (à croire qu’un Derby name est plus important qu’apprendre à jouer !). À la fin d’une discussion sans fin entre anciennes Fresh Meats, notre Team était née, avec des surnoms tous plus effrayants les uns que les autres (pour que vous compreniez l’ironie de cette phrase je me contenterai de vous dévoiler le mien – Calimero. Vous frissonnez n’est-ce pas ?).

 

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1 semaine avant : Les entraînements avec nos équipes Intraligues débutent et nous nous retrouvons projetées sur le track des grandes. Comment vous expliquer ce que j’ai ressenti quand je me suis retrouvée au milieu de joueuses avec un niveau d’équipe de France ? Je reprendrai simplement une très belle métaphore d’une de mes coéquipières : j’étais comme un lapin pris entre les phares d’une voiture. COMPLÈTEMENT PERDUE. Et pourtant, alors qu’on ne s’était encore jamais vues ni parlées, toutes les anciennes ont pris sous leurs ailes les petits bébés que nous étions pour nous apprendre patiemment les bases du jeu. Elles ont cru en nous, nous ont fait confiance, nous ont presque fait croire qu’on était douées !

Dernier entraînement jour J -2 : La rumeur que nous ne jouerons pas circule. Pas assez d’expérience de jeu et un manque de temps pour nous faire passer les MS. Mais je me donne pendant tout l’entraînement comme si j’allais jouer ! Et j’ai bien fait…

 

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Vendredi jour J -1 : « Allo Marine, je ne te dérange pas ? »… En une après-midi j’apprenais que je passais mes MS dans la soirée pour potentiellement jouer le lendemain. Nous voilà donc à 6, autant de joueuses que d’examinateurs. Sans oublier la présence de Caro-Gorille, supportrice vaillante qui a bravé les éléments juste pour nous crier dessus avec amour. Après tous les exercices réussis avec presque brio et 27 tours qui ont failli avoir ma peau, nous voilà Full Moon Rocket, T’Biscuit et moi, diplômées !

Jour J : Nous qui avions prévu une journée à faire des crêpes, nous nous retrouvons alignées sur 2 rosters. Pour ce qui est de la suite de la journée, je ne saurai trop vous rapporter le déroulé tellement c’était intense. Première annonce de mon nom au micro, premier cri de guerre de mon équipe, premier jam, première prison, première défaite, première rage de vaincre, première action utile, première victoire, premiers cris de joie et câlins avec mon équipe. Nous finissons deuxième, mais pour moi nous avons été parfaites. Autant notre line-up en devenir, notre coach qui a su nous tenir jusqu’au bout et toutes les joueuses qui ont posé leurs fesses à côté des miennes sur le banc.

 

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Jour J +1 : Mon corps n’est que douleur mais … Quand est-ce qu’on recommence ??! Sachez, au cas où vous hésiteriez à vous porter volontaire pour rejoindre nos équipes Intraligues l’an prochain, que c’est une expérience qui marque, qui fait évoluer et grandir une joueuse dans son sport !

 

Calimero

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Crédits photographiques : 

MiKa HemSi / https://www.facebook.com/HemSiProd?fref=ts

C’était le tout premier… et on a kiffé !!!

C’était le tout premier… et on a kiffé !!!

 

Mon Dieu que tout est passé vite… Recrutement en octobre, début des entrainements en Fresh Meat, passage en Réserve, jusqu’à cet entrainement de janvier où notre coach adoré annonce le roster contre Anglet. Je suis dans la liste des 14. Boule au ventre. Je m’entends même penser « Peut être que d’ici là j’aurai la grippe et je ne serai pas obligée d’y aller… ». Oui, j’ai les pétoches… 10 jours avant le match, un petit scrimmage contre la Blocka pour se chauffer, le stress s’en va et l’excitation monte, ouf ! (D’ailleurs j’en profite : merci les filles, c’était super coooooooool).

 

Le jour J arrive enfin. Mon organisation est à la limite du paramilitaire : liste des choses à prendre, horaire de départ, feuille de route, GPS, pauses pipi, TOUT est planifié. Mais un petit message vient tout mettre à plat – « Il neige sur la route. Genre, vraiment. Partez plus tôt pour pas être à la bourre ». Branle-bas de combat, je jette toutes mes affaires dans la voiture (et mon organisation à la poubelle), décollage immédiat ! Effectivement, c’était pas pour rire. On a tout eu sur la route, neige, grêle, pluie, voitures sur le toit… Mais au bout du compte on atteint quand même la Terre promise.

 

Pendant ce temps-là, au Mordor... © Mon téléphone tout pourri
Pendant ce temps-là, au Mordor…
© Mon téléphone tout pourri

 

Les copines arrivent au compte-goutte. Pour beaucoup d’entre nous c’est le premier match. C’est un peu le bordel. 18h, je commence à VRAIMENT stresser. Je vais me réfugier dans les bras de mon binôme psychologique (oui c’est un concept, Martine vous expliquera à l’occasion). 18h30, ça va beaucoup mieux. Nos supporters sont venus aussi, ça fait tellement plaisir de les voir et de découvrir pendant l’échauffement la super pancarte qu’ils nous ont faite !!!

 

© Emilie Eychenne
© Emilie Eychenne

 

Je dois dire qu’après, c’est un peu confus. J’ai souvenir d’allers-retours entre le track et le vestiaire, d’échauffements, de briefings, d’avoir mangé une pâte d’amande, d’avoir croisé Martine qui me demande si je me sens d’aller sur le premier jam, d’avoir fait des câlins à mes copines. Et d’un coup, on se retrouve dans le gymnase, le long du track, pour la présentation des équipes. Comment je suis arrivée là moi ?… Je regarde mes coéquipières : on est belles, ça ne se voit pas au premier coup d’œil mais on en veut ! Je regarde nos coachs et je sais qu’on a au moins gagné la bataille des costumes en réussissant à leur faire revêtir cravate et tutu arc-en-ciel, c’est déjà ça !

 

© Magicyannick Yannick
© Magicyannick Yannick

 

On se met en place pour le premier jam. Tu te rends compte, le premier jam, de ton premier match (qui en définitive est aussi le premier match de ton équipe) ? Et là, Jeanne Mas débarque : « Toute première fois, toute toute première fois ». J’ai eu cette saloperie en tête pendant tout le match…

 

Les jams s’enchaînent, certains bons, certains tout pourris. Les joueuses d’Anglet sont adorables, on se fait des blagues, des câlins (ah non mais franchement, quelle promiscuité sur cette ligne de jam !), elles nous encouragent quand on galère, nous félicitent sur les belles actions. Bref tout se passe bien. Jusqu’au moment où on pose toute un genou à terre… La seule chose que je ne voulais pas, une copine blessée… Cruessa ne pleure pas, Cruessa est digne, mais Cruessa est évacuée. Mon petit cœur saigne, je suis un peu perdue. Petit à petit on arrive à se remettre dans le match, à retrouver nos marques, à se faire plaisir. Finalement tout va très vite et quand la fin du match est sifflée on se dit « Quoi ?! Déjà ??? ».

 

À ce moment-là je regarde le score et en fait, c’est plutôt pas mal. Je suis super fière de ce qu’on a fait. La suite ? Des rigolades, des embrassades avec nos coachs, nos géniales Cross-over, nos anciennes adversaires / nouvelles copines, nos supporters qui ont bravé les éléments pour être là. Vraiment, vivement le prochain !

 

© Magicyannick Yannick
© Magicyannick Yannick

 

Caro-Gorille

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Crédits photographiques : 

Emilie Eychenne / https://www.facebook.com/E.Eychenne?fref=ts

Magicyannick Yannick / https://www.facebook.com/magicyannick?ref=ts&fref=ts

Never gonna give you up

Never gonna give you up

 

Nous sommes tous différents (oui, aujourd’hui je préviens, j’enfonce les portes ouvertes, attends toi à du gros niveau). Nous en sommes tous à un moment différent dans notre courbe de progression. Il y a ceux qui ont survécu à la journée de recrutement, qui apprennent les bases du Roller Derby et qui attendent plus ou moins impatiemment les premiers contacts. Il y a ceux qui se préparent pour jouer leur premier match, qui se font des soirées cohésions, qui relisent les règles fébrilement et connaissent la section 5.7 par cœur (les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite). Il y a ceux qui sont déjà bien avancés dans leur saison, ils ont activé le mode « machine », enchainent les matchs, les victoires, les défaites. Il y a ceux qui ressentent une baisse de motivation en ce début d’année, qui n’ont plus l’envie des débuts, qui s’éloignent un peu du track. Tous ces joueurs sont différents, et pourtant ils ont tous un point commun – ils ont tous, à un moment dans leur courbe de progression, rencontré et subi ce qu’on appelle la phase du plateau.

 

Non, je ne parlerai pas ici du plateau qu’on atteint parce que bon, on est un peu déjà le meilleur du monde et que ça devient difficile de faire mieux, genre on est Kamikaze Kitten (mais de toute façon il y a peu de chance qu’on lise cet article dans ce cas, et on n’est donc pas concerné). Je parle du plateau qu’on atteint juste avant ou après avoir passé ses Minimum Skills, celui qui te tombe dessus après quelques matchs, celui qui arrive après une saison riche en victoires ou défaites. Je parle du Plateau, celui auquel tu mets une majuscule parce que franchement, il se la pète un peu, mais en même temps il fait un peu ce qu’il veut. Tu auras beau lutter, il s’invitera quand même et c’est lui qui fera la loi, c’est tout, c’est comme ça. C’est le PLATEAU (imagine-le comme le héros d’un film de Michael Bay, quand il apparait à l’écran il y a un ralenti avec une explosion en arrière-plan).

 

"On remarque ici un très léger ralentissement de la courbe de progression, et l'apparition du Vil Plateau Malfaisant juste là" © Magicyannick Yannick
« Comme vous pouvez le voir, on remarque ici un très léger ralentissement de la courbe de progression, et l’apparition d’un VPM, un Vil Plateau Malfaisant »
© Magicyannick Yannick

 

Le plateau, c’est ce moment dans ta courbe de progression où en fait non, tu ne progresses plus. C’est lent, laborieux et, malgré tous tes efforts, tu n’arrives plus à avancer. Mais cette période difficile et peu motivante peut aussi être vue comme le bon moment pour faire le point et se concentrer sur ses acquis. Comme j’aime les listes (presque autant que les parenthèses), voici quelques points qui peuvent aider à dépasser une phase de plateau :

 

1. Faire une liste (apprécie la récursivité de la chose s’il te plait) (oui, j’utilise des mots compliqués pour paraitre intelligente si je veux, c’est mon article). Pour cela, il suffit de prendre un crayon, une feuille, et de se souvenir de ce qu’on savait faire il y a 6 mois. Tu savais croiser dans les virages ? Tu étais capable de placer une attaque ? Tu savais qu’on peut marquer un Jammeur Lap Point lors d’un passage initial ? Non ? Ça veut donc dire que tu as progressé. J’enfonce encore une porte ouverte, mais on oublie bien souvent de mettre en avant les points positifs, surtout ceux qui nous concernent. Prendre le temps de faire le point sur son avancée, c’est bon pour le moral, et ça nous fait nous rendre compte du chemin parcouru.

 

2. Se donner des objectifs simples, un par semaine ou un par entrainement, à toi de voir. Par exemple « aujourd’hui, je ne ralentis pas avant de me retourner », ou « cette semaine, je ne fais pas de Cutting ». Un seul objectif, important ou non, difficile si tu te le sens, mais un seul objectif qui te permettra de te dire, à la fin de l’entrainement, que tu sais faire une chose de plus que tu ne faisais pas à l’entrainement précédent. Se fixer un seul objectif clairement défini et se concentrer dessus lors de l’entrainement permet de voir une progression, même quand on pense qu’on est bloqué et qu’on n’avance plus. Ensuite, c’est la magie des mathématiques, 2 entrainements = 2 nouvelles techniques que l’on sait faire ou que l’on maitrise, 3 entrainements = 3 nouvelles techniques, etc. Je te fais confiance pour continuer cette phrase sans moi.

 

Ceci est une métaphore d'un joueur luttant contre le Vil Plateau Malfaisant (comme je le disais, il ne fait pas de cadeau, jamais) © Magicyannick Yannick
Ceci est une métaphore d’un joueur luttant contre le Vil Plateau Malfaisant (comme je le disais, il ne fait pas de cadeau, jamais)
© Magicyannick Yannick

 

3. Discuter avec son coach et ses coéquipiers. Le plateau est souvent une période de déprime où on s’apitoie sur son sort. Être trop centré sur soi-même empêche de se rendre compte du chemin déjà parcouru ou des progrès même minimes que l’on fait à chaque moment qui passe. Le plateau est un être vil et sournois qui nous fait croire que l’on est bloqué au même endroit sans pouvoir avancer. Or on avance TOUJOURS. En parler permet de se rendre compte que oui, effectivement, aujourd’hui on n’est pas tombés une seule fois, ou on n’a pas oublié de faire le pont. Ça peut ne pas paraitre important sur le moment, mais c’est encore une fois la preuve qu’on progresse.

 

4. Prendre du recul. Il arrive que certains fassent une overdose de Roller Derby. Trop de soirs pris par les entrainements, trop de weekends sur les routes pour jouer des matchs, pas assez de temps pour faire autre chose ou voir d’autres personnes. La solution peut être de faire une pause. Attention, je parle ici de pause, avec une durée définie, juste de quoi recharger ses batteries et s’aérer la tête. Si finalement, après la pause, l’envie n’est toujours pas revenue, alors peut-être qu’il est temps de faire le point sur ce que l’on veut vraiment (l’auteur de cet article décline toutes responsabilités quant à l’arrêt éventuel de certains pratiquants à la lecture de ces dernières lignes, merci de ne pas lui jeter des cailloux quand vous la verrez).

 

5. Être patient (merci Sherlock, on s’en serait douté). Plus sérieusement, à moins de ne plus aller aux entrainements, si on est motivés, on finit toujours par dépasser la phase de plateau. Parfois ça se débloque tout seul, parfois il suffit de se concentrer sur ses petits progrès ou sur les progrès de toute l’équipe pour enfin avancer. Si tes coéquipiers progressent, alors tu progresseras aussi, même si pour le moment tu n’y crois pas trop. Et puis progresser c’est aussi mieux comprendre les règles, réagir plus rapidement sur le track, être capable d’appliquer les stratégies de son coach, bref, tout ce qui permet d’être un élément indispensable à son équipe.

 

Une solution alternative est de se dédoubler pour progresser deux fois plus vite, et tenter de tromper le Vil Plateau malfaisant, mais ça ne marche pas à tous les coups... © Magicyannick Yannick
Une solution alternative est de se dédoubler pour progresser deux fois plus vite, et tenter de tromper le Vil Plateau Malfaisant, mais ça ne marche pas à tous les coups…
© Magicyannick Yannick

 

Normalement, ici est l’endroit où je dois conclure cet article, et vous dire que oui, on finit toujours par y arriver et que non, il ne faut jamais baisser les bras, JAMAIS. Mais comme je suis moi-même en pleine bataille avec mon plateau personnel, et que je suis désormais l’heureuse propriétaire de dizaines de listes sur tous les supports possibles et inimaginables (choses à améliorer sur mon ordinateur, choses maitrisées sur mon téléphone, choses que franchement je n’ai aucune idée de comment faire mais que ça serait trop la classe à placer en match sur le miroir de ma salle de bain), je n’ai pas vraiment le temps d’écrire une conclusion digne de ce nom. Je me rattraperai donc au prochain article. Je vous laisse, j’ai une nouvelle liste à écrire…

 

Encore et toujours, des photographies ont été honteusement sorties de leurs contextes pour la rédaction de cet article, veuillez nous en excuser. J’avais réalisé des schémas de courbes avec des paillettes, mais apparemment c’était trop minimaliste et personne n’y comprenait rien. Décidément, on veut brider ma créativité…

 

Jane Rustine
Journaliste en lutte

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Crédits photographiques : 

Magicyannick Yannick / https://www.facebook.com/magicyannick?ref=ts&fref=ts

Bliss vs Real Life

Bliss Vs Real Life

 

On ne va pas le nier, notre passion pour le Roller Derby a commencé pour beaucoup d’entre nous grâce au fameux film Bliss. En bonne Fresh Meat, je me suis imaginée que la future Bliss ce serait moi. Star du track, mascotte de l’équipe, redoutée de toutes, acclamée, enviée et talentueuse. Il se trouve qu’en réalité, on ne nous dit pas tout ! Le Roller Derby à l’américaine ce n’est pas ce que l’on vit au quotidien, c’est différent, c’est bien plus. Cet article s’adresse donc aux ancien(ne)s et aux meilleur(e)s d’entre nous qui vont certainement se reconnaître dans nos découvertes quotidiennes de ce sport, aux non-initié(e)s qui pourront se vanter en parlant derby sans en avoir jamais fait, et aux futur(e)s Fresh Meat de France et de Navarre qui pensent savoir dans quoi elles s’engagent parce que « j’ai vu Bliss, je sais ce que c’est le derby, c’est trop cool ! » (non, petit Padawan tu ne sais pas ce qu’est VRAIMENT le Roller Derby). Et enfin, cet article s’adresse à tous les autres, ceux qui aiment les licornes, les quads, les bleus, les câlins et la transpiration. Pour vous, public, voici Bliss VS Real Life : une Fresh Meat découvre le Roller Derby.

 

1. Le recrutement a été, jusqu’à présent, la seule et unique fois où nos fesses de Fresh Meat ont connu le sol délicat et chaleureux d’un gymnase. Sinon, pour nous, c’est sol en bitume, froid polaire et track délimité par des plots, à la différence du beau terrain ovale de Bliss, penché et bien à l’abri que nous avons pu admirer en pensant que toutes les équipes en étaient aussi équipées… Si ça peut compenser, dites-vous que l’espèce de lino du track dans le film a l’air de sacrément glisser, et puis le froid c’est bon pour la peau !

 

Ce soir-là, exceptionnellement, nous avions un gymnase grâce aux Nothing Toulouse. P'tit Bouchon vous remercie avec son plus beau sourire ! © Maëva Atnl
Ce soir-là, exceptionnellement, nous avions un gymnase grâce aux Nothing Toulouse. P’tit Bouchon vous remercie avec son plus beau sourire !
© Maëva Atnl

 

2. Je ne sais pas vous mais moi, à la fin de l’entraînement, je suis la personne avec le moins de sex appeal au monde. Du genre dégoulinante, cheveux en bataille, rouge écarlate, courbaturée de partout… Alors je ne sais pas si la caméra fait bien son travail ou si les américaines sont toujours maquillées et bien coiffées de nature mais bon, c’est louche.

 

3. Que quelqu’un m’explique pourquoi le coach des Scouts Gerbantes ressemble à un joueur de tennis sur patins de hockey… Qu’on soit bien d’accord, les coachs chez nous ne se contentent pas d’être coach (à savoir – un entraîneur se doit de porter une casquette, c’est dans le règlement du RDT. Enfin je crois…). Ils sont aussi tous joueurs dans l’équipe des Quads Guards, et je peux vous dire que c’est loin d’être les moins bons dans leur domaine (sans aucune fausse modestie). Et oui mesdames, mesdemoiselles et messieurs, le Roller Derby c’est aussi un sport qui se pratique au masculin !

 

En pleine écoute du coach (ou en pleine répétition de la prochaine chorégraphie pour le Roller Disco, ça reste à voir). © Maëva Atnl
En pleine écoute du coach (ou en pleine répétition de la prochaine chorégraphie pour le Roller Disco, ça reste à voir).
© Maëva Atnl

 

4. Je trouvais ça tellement cool de voir Bliss patiner pendant son service. Mais en réalité… Moi, si j’enfile mes quads au boulot, je pense que mon patron risque de ne pas être vraiment content. J’ai beau lui dire que le couloir est tip top pour bosser mes croisés arrières, ça ne passe pas trop !

 

5. Comment, mais COMMENT fait cette petite crevette pour, après 3 allers-retours dans son allée en roller, 2 tours de rond-point en slalom et à peine plus d’entraînements, être déjà opérationnelle pour un match ? En vrai ça ne se passe pas comme ça, sachez-le. On galère, on se gamelle, on a des courbatures, on régresse, on va s’entraîner le week-end, on progresse… Et APRÈS on est opérationnelle pour un match, et seulement après tout ça.

 

Au moins, à force de tomber, on découvre des talents de cascadeuses parmi nous ! © Maëva Atnl
Au moins, à force de tomber, on découvre des talents de cascadeuses parmi nous !
© Maëva Atnl

 

6. Déjà dans ce film, j’avais remarqué qu’une équipe c’est un peu une deuxième famille. Et bah vous savez quoi ? C’est VRAI. C’est comme si j’avais pris place dans une immense famille. J’ai rencontré des personnes sur lesquelles on peut compter pour aller patiner et boire un coup, mais pas que. Faire partie d’une équipe de Roller Derby, c’est comme avoir une quinzaine de sœurs avec lesquelles tu vas partager des moments fous, des rires, des larmes, des coups de blues et d’immenses victoires.

 

Bon tout n’est pas tout rose (c’est même plutôt bleu ou vert à en juger les couleurs de ma cuisse après ma dernière chute), mais si y a bien une chose qui est vraie dans ce film, c’est que le Roller Derby c’est bien plus qu’un sport. C’est une passion. Tu vis derby, tu dors derby, ça prend aux tripes et c’est ça qui est bon !

 

Marine
Fresh Meat en immersion

Winter is coming

Winter is coming

 

Oui, je sais, la référence est facile. Mais certains, juste à la lecture de ce titre, savent déjà de quoi je vais parler. Nous sommes au mois de Novembre, les jours se raccourcissent, les températures commencent à chuter. En plus de devoir survivre à ce #€@$£ mois de Novembre (mais qui, QUI, a inventé le mois de Novembre ? Je veux un nom), il nous faut également survivre aux entraînements en extérieur. EN EXTÉRIEUR (*insérez ici une musique dramatique de votre choix*).

 

À Toulouse, nous avons quelques créneaux en gymnase, mais la moitié du temps nous nous entraînons dehors. En été comme en hiver. Sur le goudron. Dans le froid. Et les loups. Et là, le titre de cet article prend une tout autre signification. Qui dit entraînement en extérieur en hiver dit investissement. Dans des vêtements contre le froid. Dans des sous-vêtements contre le froid. Dans tout ce qui va nous permettre de survivre à cette saison sans perdre un orteil (remarque, il en restera toujours neuf autres, pas de quoi se plaindre). Le fait de s’entraîner dehors nous permet de relativiser, et de vraiment apprécier les entraînements en gymnase. Où il fait chaud. Où il y a des toilettes. Où on ne subit pas les caprices de la météo. Mais arrêtons les digressions, et concentrons-nous sur le but de cet article (je crois que j’ai battu mon record concernant la longueur de l’introduction, je m’auto-congratule). Voici donc, pour toi petit Padawan, une liste non exhaustive de conseils pour survivre aux entraînements en extérieur quand il fait froid sa mère les températures sont moins douces…

 

Des doudounes, des bonnets, des gros pulls... Plus aucun doute possible, on est en hiver, il va falloir se faire à l'idée. © MiKa HemSi
Des doudounes, des bonnets, des gros pulls… Plus aucun doute possible, on est en hiver, il va falloir se faire à l’idée.
© MiKa HemSi

 

1. Investis dans une polaire. Ou une doudoune sans manches. Et des sous-vêtements pour les sports de neige. Et des gants. Vite. Genre lâche tout et vas-y maintenant, tout de suite. Je sais, on pourrait penser que les vêtements spécifiques pour le sport ne sont qu’un leurre pour nous faire dépenser plus, mais les matières sont souvent pensées pour mieux réguler la température / mieux absorber la transpiration / mieux faire le café (rayer la mention inutile). Attention, pense que tu dois encore pouvoir enfiler tes protections par-dessus toutes tes couches de vêtements – l’effet est des plus seyant, tu es prié(e) d’oublier ton sex-appeal à la maison (si tu arrives à rester sexy en t’entraînant dehors, ne fais pas ton radin et partage avec le peuple, merci).

 

2. Empile les couches de vêtements (tee-shirt à manches courtes, tee-shirt à manches longues, polaire, bref, tu as compris le principe). Mais surtout, SURTOUT, ne fais pas l’erreur du débutant – n’enlève JAMAIS plus d’une couche parce que bon, après 30 tours de piste, il fait un peu chaud. Tu es là, confiant(e), en tee-shirt, et BAM ! Explications du coach, tous en cercle au milieu du track et oh, mais ce ne sont pas des pingouins qui viennent de traverser la piste là ? On a encore perdu 5 degrés en 2 minutes, non ?

 

3. Écoute ton coach comme si ta vie en dépendait. Fais taire les autres autour de toi, passe pour le lèche-botte de service mais écoute-le. Genre vraiment. Parce que plus vite un coach fait passer ses informations, et plus vite tu retournes sur le track et tu peux faire fondre les stalactites qui te sortent du nez. Il est donc plus que capital de bien entendre les termes que ton coach utilise afin que, à l’entraînement suivant, il puisse juste te les hurler depuis le milieu du track derrière ses multiples écharpes, et que tu saches directement quoi faire sans avoir à t’arrêter.

 

Devant la violence des températures, et face au danger pour leur budget chaussettes en laine, ces joueurs ont décidé de faire valoir leur droit de retrait. © MiKa HemSi
Devant la violence des températures, et face au danger pour leur budget chaussettes en laine, ces joueuses et arbitres ont décidé de faire valoir leur droit de retrait.
© MiKa HemSi

 

4. Si tu passes par chez toi avant l’entraînement, ne t’installe pas confortablement sur ton canapé, jamais, et surtout repose ce plaid, REPOSE-LE ON T’A DIT !!! Il faut savoir qu’en hiver, il se produit un phénomène qu’on appelle le théorème de Bear Grylls – si un corps est plongé dans un environnement froid, sa courbe de motivation chute proportionnellement à la température. La motivation qui te permettait de sortir de chez toi et d’aller t’entraîner tranquillement quand les températures étaient encore acceptables n’est donc plus suffisante en hiver. Tu dois faire preuve de beaucoup plus de motivation, parce que le froid va t’en manger la moitié. Le froid est un monstre impitoyable et sans cœur (en fait, le froid c’est l’enfant caché de Joffrey Baratheon et Nellie Oleson, pour te situer).

 

5. Force-toi à aller à l’entraînement. Dit comme ça, c’est facile, mais donne-toi des coups de pieds là où je pense. S’il le faut, emprunte quelque chose à un(e) de tes coéquipier(e)s, comme ça tu seras obligé(e) de le lui ramener à l’entraînement suivant sinon il/elle viendra chez toi te briser les rotules. Tu peux aussi repérer la fille la plus motivée, celle qui est là tout le temps même quand elle a la grippe, et tu lui demandes de passer te prendre pour faire le trajet ensemble (si c’est sur son chemin bien entendu). Tu peux l’autoriser à te traîner en dehors de chez toi, ou à sonner non-stop pour que tu te lèves répondre à l’interphone, tout est permis. Mais vraiment, fais l’effort d’aller aux entraînements car sinon, avant même de t’en rendre compte, on sera en Mars, tu auras un match dans moins de deux semaines, et je pense que ce n’est même pas nécessaire pour moi de te faire un dessin.

 

Bref, je crois que tu as saisi l’idée (oui, je sais, normalement je vouvoie le lecteur, mais maintenant on est entre nous, tout n’est qu’amour et chocolat chaud). S’entraîner dehors l’hiver c’est dur, mais dis-toi que tu as des coéquipier(e)s qui sont dans la même galère que toi. Et on dira ce qu’on voudra, les entraînements à la dure ça soude une équipe. Ou alors on m’aurait menti, mais vraiment je ne vois pas pourquoi…

 

Être obligés de se coller les uns aux autres pour avoir chaud, non mais vraiment. Comme si le Roller Derby était un sport de contact... © Magicyannick Yannick
Être obligés de se coller les uns aux autres pour avoir chaud, non mais vraiment. Comme si le Roller Derby était un sport de contact…
© Magicyannick Yannick

 

À nouveau, des photographies ont été honteusement sorties de leur contexte pour la rédaction de cet article, veuillez nous en excuser. J’ai bien tenté d’illustrer mon propos avec des images de chatons, mais bizarrement personnes n’a accepté ma proposition (je soupçonne un lobby Anti-chatons au RDT, oui je suis comme ça je dénonce, même pas peur).

 

Jane Rustine
Journaliste frigorifiée

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Crédits photographiques : 

MiKa HemSi / https://www.facebook.com/HemSiProd?fref=ts

Magicyannick Yannick / https://www.facebook.com/magicyannick?ref=ts&fref=ts