Winter is coming

 

Oui, je sais, la référence est facile. Mais certains, juste à la lecture de ce titre, savent déjà de quoi je vais parler. Nous sommes au mois de Novembre, les jours se raccourcissent, les températures commencent à chuter. En plus de devoir survivre à ce #€@$£ mois de Novembre (mais qui, QUI, a inventé le mois de Novembre ? Je veux un nom), il nous faut également survivre aux entraînements en extérieur. EN EXTÉRIEUR (*insérez ici une musique dramatique de votre choix*).

 

À Toulouse, nous avons quelques créneaux en gymnase, mais la moitié du temps nous nous entraînons dehors. En été comme en hiver. Sur le goudron. Dans le froid. Et les loups. Et là, le titre de cet article prend une tout autre signification. Qui dit entraînement en extérieur en hiver dit investissement. Dans des vêtements contre le froid. Dans des sous-vêtements contre le froid. Dans tout ce qui va nous permettre de survivre à cette saison sans perdre un orteil (remarque, il en restera toujours neuf autres, pas de quoi se plaindre). Le fait de s’entraîner dehors nous permet de relativiser, et de vraiment apprécier les entraînements en gymnase. Où il fait chaud. Où il y a des toilettes. Où on ne subit pas les caprices de la météo. Mais arrêtons les digressions, et concentrons-nous sur le but de cet article (je crois que j’ai battu mon record concernant la longueur de l’introduction, je m’auto-congratule). Voici donc, pour toi petit Padawan, une liste non exhaustive de conseils pour survivre aux entraînements en extérieur quand il fait froid sa mère les températures sont moins douces…

 

Des doudounes, des bonnets, des gros pulls... Plus aucun doute possible, on est en hiver, il va falloir se faire à l'idée. © MiKa HemSi

Des doudounes, des bonnets, des gros pulls… Plus aucun doute possible, on est en hiver, il va falloir se faire à l’idée.
© MiKa HemSi

 

1. Investis dans une polaire. Ou une doudoune sans manches. Et des sous-vêtements pour les sports de neige. Et des gants. Vite. Genre lâche tout et vas-y maintenant, tout de suite. Je sais, on pourrait penser que les vêtements spécifiques pour le sport ne sont qu’un leurre pour nous faire dépenser plus, mais les matières sont souvent pensées pour mieux réguler la température / mieux absorber la transpiration / mieux faire le café (rayer la mention inutile). Attention, pense que tu dois encore pouvoir enfiler tes protections par-dessus toutes tes couches de vêtements – l’effet est des plus seyant, tu es prié(e) d’oublier ton sex-appeal à la maison (si tu arrives à rester sexy en t’entraînant dehors, ne fais pas ton radin et partage avec le peuple, merci).

 

2. Empile les couches de vêtements (tee-shirt à manches courtes, tee-shirt à manches longues, polaire, bref, tu as compris le principe). Mais surtout, SURTOUT, ne fais pas l’erreur du débutant – n’enlève JAMAIS plus d’une couche parce que bon, après 30 tours de piste, il fait un peu chaud. Tu es là, confiant(e), en tee-shirt, et BAM ! Explications du coach, tous en cercle au milieu du track et oh, mais ce ne sont pas des pingouins qui viennent de traverser la piste là ? On a encore perdu 5 degrés en 2 minutes, non ?

 

3. Écoute ton coach comme si ta vie en dépendait. Fais taire les autres autour de toi, passe pour le lèche-botte de service mais écoute-le. Genre vraiment. Parce que plus vite un coach fait passer ses informations, et plus vite tu retournes sur le track et tu peux faire fondre les stalactites qui te sortent du nez. Il est donc plus que capital de bien entendre les termes que ton coach utilise afin que, à l’entraînement suivant, il puisse juste te les hurler depuis le milieu du track derrière ses multiples écharpes, et que tu saches directement quoi faire sans avoir à t’arrêter.

 

Devant la violence des températures, et face au danger pour leur budget chaussettes en laine, ces joueurs ont décidé de faire valoir leur droit de retrait. © MiKa HemSi

Devant la violence des températures, et face au danger pour leur budget chaussettes en laine, ces joueuses et arbitres ont décidé de faire valoir leur droit de retrait.
© MiKa HemSi

 

4. Si tu passes par chez toi avant l’entraînement, ne t’installe pas confortablement sur ton canapé, jamais, et surtout repose ce plaid, REPOSE-LE ON T’A DIT !!! Il faut savoir qu’en hiver, il se produit un phénomène qu’on appelle le théorème de Bear Grylls – si un corps est plongé dans un environnement froid, sa courbe de motivation chute proportionnellement à la température. La motivation qui te permettait de sortir de chez toi et d’aller t’entraîner tranquillement quand les températures étaient encore acceptables n’est donc plus suffisante en hiver. Tu dois faire preuve de beaucoup plus de motivation, parce que le froid va t’en manger la moitié. Le froid est un monstre impitoyable et sans cœur (en fait, le froid c’est l’enfant caché de Joffrey Baratheon et Nellie Oleson, pour te situer).

 

5. Force-toi à aller à l’entraînement. Dit comme ça, c’est facile, mais donne-toi des coups de pieds là où je pense. S’il le faut, emprunte quelque chose à un(e) de tes coéquipier(e)s, comme ça tu seras obligé(e) de le lui ramener à l’entraînement suivant sinon il/elle viendra chez toi te briser les rotules. Tu peux aussi repérer la fille la plus motivée, celle qui est là tout le temps même quand elle a la grippe, et tu lui demandes de passer te prendre pour faire le trajet ensemble (si c’est sur son chemin bien entendu). Tu peux l’autoriser à te traîner en dehors de chez toi, ou à sonner non-stop pour que tu te lèves répondre à l’interphone, tout est permis. Mais vraiment, fais l’effort d’aller aux entraînements car sinon, avant même de t’en rendre compte, on sera en Mars, tu auras un match dans moins de deux semaines, et je pense que ce n’est même pas nécessaire pour moi de te faire un dessin.

 

Bref, je crois que tu as saisi l’idée (oui, je sais, normalement je vouvoie le lecteur, mais maintenant on est entre nous, tout n’est qu’amour et chocolat chaud). S’entraîner dehors l’hiver c’est dur, mais dis-toi que tu as des coéquipier(e)s qui sont dans la même galère que toi. Et on dira ce qu’on voudra, les entraînements à la dure ça soude une équipe. Ou alors on m’aurait menti, mais vraiment je ne vois pas pourquoi…

 

Être obligés de se coller les uns aux autres pour avoir chaud, non mais vraiment. Comme si le Roller Derby était un sport de contact... © Magicyannick Yannick

Être obligés de se coller les uns aux autres pour avoir chaud, non mais vraiment. Comme si le Roller Derby était un sport de contact…
© Magicyannick Yannick

 

À nouveau, des photographies ont été honteusement sorties de leur contexte pour la rédaction de cet article, veuillez nous en excuser. J’ai bien tenté d’illustrer mon propos avec des images de chatons, mais bizarrement personnes n’a accepté ma proposition (je soupçonne un lobby Anti-chatons au RDT, oui je suis comme ça je dénonce, même pas peur).

 

Jane Rustine
Journaliste frigorifiée

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Crédits photographiques : 

MiKa HemSi / https://www.facebook.com/HemSiProd?fref=ts

Magicyannick Yannick / https://www.facebook.com/magicyannick?ref=ts&fref=ts