To infinity and beyond

 

Avant de commencer, et comme cet article a de nouveau été écrit à deux voix, je vous donne les codes pour tout comprendre. J’écris en noir de façon classique (Je étant Jane Rustine), et Crayola Killer écrit en gris carbone et en italique (gris carbone étant le nouveau noir, mais ça tout le monde le sait). Cette introduction étant déjà trop longue je vais m’arrêter là, mais il y aura un QCM à la fin de cet article pour vérifier que vous avez bien tout compris.

 

Mes noix de cajou grillées, sur ce coup-là je suis un génie. Quelle bonne idée j’ai eu de demander à Crayola Killer de m’aider pour écrire un article. Maintenant il y a pris goût et il écrit plein de trucs, c’est merveilleux. Je n’ai plus qu’à le laisser travailler et à signer mon nom en bas (oui, je suis comme les grands méchants dans les films, je dévoile mon plan avant de le mettre à exécution, et ensuite je ris très fort la tête en arrière pour que vous puissiez bien voir toutes les dents à l’intérieur de ma bouche…). Plus sérieusement, si nous sommes ici aujourd’hui, c’est pour vous parler d’un évènement auquel a participé le RDT en octobre dernier, j’ai nommé les Jeux du Roller.

 

Les Jeux du Roller (JDR) Midi Pyrénées sont basés sont un concept de classement par ville. Chaque club remporte des médailles pour sa ville au travers des disciplines qu’il représente. La ville qui gagnera le plus de médailles d’or à l’issue des épreuves de la semaine remportera les Jeux du Roller Midi Pyrénées 2014. Pour résumer, samedi 18 octobre, des joueuses, joueurs et arbitres du RDT se sont rendus à Valence d’Agen pour participer à deux épreuves – le DJAM’s 56 (tournoi entre 5 équipes de 7 joueuses sur plusieurs périodes comportant chacune 2×4 jams de 2min), et le Go Fast & Furious (mélange entre la course et le Roller Derby). Si j’y étais personnellement pour arbitrer l’ensemble des épreuves, Crayola Killer était sur la piste, et il a donc donné de sa personne (il a aussi NSOté au final – le ScoreKeeper qui speedait entre ses épreuves pour reprendre sa place derrière l’ordinateur, c’était lui…).

 

Si vous voulez jouer à “Où est Charlie ?”, sachez qu’une Jane Rustine et un Crayola Killer se cachent sur cette photo (un indice chez vous, ils sont, en photo comme dans la vie, un peu flou). © Pascal Briand

Si vous voulez jouer à “Où est Charlie ?”, sachez qu’une Jane Rustine et un Crayola Killer se cachent sur cette photo (un indice chez vous, ils sont, en photo comme dans la vie, un peu flou).
© Pascal Briand

 

Je vais essayer de vous faire un petit résumé de “l’intérieur”. En tant qu’ancien de la vitesse, les épreuves de vitesse indoor je maitrise. Je connais maintenant le Roller Derby, et là Pascal Briand, l’organisateur des JDR, nous proposait de fusionner les deux (bon bah let’s go !). Arrivé sans encombre à Valence d’Agen et avec suffisamment d’avance pour regarder les pitchounes rouler comme des fifous, j’ai pour une fois profité avec les copains et copines du spectacle sans stress – il faut dire que je n’avais que mes quads et que, clairement, je savais que je ne ferai pas de performance face à des mecs en Inline. La seule solution était donc de les gêner au maximum (le matin même, j’ai hésité à prendre mes patins de vitesse avant de partir pour Valence d’Agen…).

 

On a commencé par tracer le track (petit moment de fierté personnelle, j’ai mis mes protections genoux pour installer le scotch, j’apprends finalement de mes erreurs, mes rotules ne s’en portent que mieux). À peine le temps de s’équiper qu’on commence déjà la première des cinq périodes du DJAM’s 56 – et à ce moment-là, on le sait, il va me falloir rester très concentré pour tenir jusqu’au soir. Je ne détaillerai pas les jams ici puisque, je le rappelle, j’arbitrais, et je n’ai donc pas vu grand-chose des stratégies et du jeu en lui-même (par contre j’ai vu des fautes, des fautes qu’en tant qu’arbitre Padawan j’ai sifflé, second moment de fierté personnelle). Nous avions trois équipes du RDT regroupant des filles de la A, de la B et de la Réserve, une équipe de Full Metal Punkettes, et des Bones Breakers de Nîmes. Tout ce petit monde s’est encouragé, donné des conseils, tapé sur les épaules tout ça, tout ça, et la première période s’est déroulée sans grand soucis (il faut toujours commencer par jauger l’adversaire, toujours). Chaque période du DJAM’s 56 était entrecoupée par du Go Fast & Furious, et là niveau arbitrage, ça s’est plutôt calmé…

 

Vous pouvez encore jouer à “Où est Charlie ?” si ça vous fait vraiment plaisir, mais il n’y a toujours rien à gagner... © Pascal Briand

Vous pouvez encore jouer à “Où est Charlie ?” si ça vous fait vraiment plaisir, mais il n’y a toujours rien à gagner…
© Pascal Briand

 

L’épreuve du Go Fast se déroulait en plusieurs temps. Tout d’abord un chrono avec une cellule et un départ arrêté, l’objectif étant de faire un tour, et ce le plus vite possible. Les quadeurs ont vite compris ce que je savais déjà, c’est à dire qu’on n’allait pas gagner. Tandis que nous mettions au mieux 9 secondes au tour, les mecs de la vitesse l’ont fait pour certains en moins de 7 secondes (vous voyez le souci là ? Non, vraiment ? Quasi 3 secondes sur un tour de track ça ne pose de problème à personne ?). Bref, le temps nous classant par poules, on a commencé à parler stratégie et comment bloquer les vitesseux et les hockeyeurs (qui étaient en Inline eux aussi). On avait le droit de mettre des coups, et on a tenté d’en profiter !

 

Au final, les vitesseux avaient eux aussi établi une stratégie, et ce fut bien plus compliqué que prévu. Les hockeyeurs jouaient un peu plus le jeu et nous attendaient pour qu’on puisse jouer un peu le contact. Les sessions se sont vite enchaînées, en même temps 4 tours ça se fait en moins d’une minute quand personne ne vous gêne… Après quelques passages, les vitesseux ont commencé à se lâcher au niveau du contact, tout le monde a souri et s’est taquiné, le classement est passé au second plan, on voulait juste rouler ensemble et s’amuser ! Clairement, c’est cette image que je retiendrai des JDR, des gens qui pratiquent des variantes d’une même discipline et qui se retrouvent tout le temps d’une après-midi pour “s’affronter” avec beaucoup de fair-play et de bonne humeur !

 

On le dit que celui qui a la meilleur posture de skating, c’est le mec en quad, ou on le dit pas ? © Pascal Briand

On le dit que celui qui a la meilleur posture de skating, c’est le mec en quad, ou on le dit pas ?
© Pascal Briand

 

Si la fin des épreuves a été plus difficile niveau concentration et fatigue (je crois à un moment avoir mis 3 secondes avant de me rappeler du type de faute que j’étais en train de siffler), on a fini la journée avec le sourire, on s’est félicités, on a enlevé le track et on s’est changés. Certains sont rentrés chez eux, d’autres se sont dirigés vers l’after, d’autres encore sont restés dormir sur place (c’est là que l’on peut officiellement annoncer que « ce qui se passe à Valence d’Agen reste à Valence d’Agen »).

 

Mais ce n’était pas la fin de l’aventure JDR. Une grande Rando Roller était organisée le vendredi suivant, en partenariat avec Roulez Rose, l’association qui organise les randonnées roller tous les vendredis sur Toulouse (avec la Ligue Midi-Pyrénées de Roller Sports). On a pu compter près de 350 patineurs présents au moment du départ, et le RDT en représentait plus de 8%. Et non, je ne donne pas le nombre exact de participants, je vous laisse calculer vous-même parce que je suis machiavélique, ne l’oublions pas (et paf, je place « machiavélique » comme ça, l’air de rien, +29 points au Scrabble). En tout cas, nous pourrons retenir de cette expérience des JDR que non, il n’existe pas que le Roller Derby dans la vie (même si, en toute subjectivité, c’était l’épreuve la plus Rock’n Roll) et que oui, les autres disciplines étaient impressionnantes à suivre. Clairement, pour une première édition, ces Jeux du Roller sont une réussite !

 

Alors oui, là, on est tous à l'arrêt, et ce n'est donc pas très représentatif d'une Rando Roller... Mais c'était surtout pour vous montrer comme c'est beau Toulouse de nuit. © Magicyannick Yannick

Alors oui, là, on est tous à l’arrêt, et ce n’est donc pas très représentatif d’une Rando Roller… Mais c’était surtout pour vous montrer comme c’est beau Toulouse de nuit.
© Magicyannick Yannick

 

On va s’arrêter là avant de déborder en mode bisous-cœurs-paillettes-licornes. Mais on tenait à remercier Pascal Briand ainsi que tous les adversaires du jour, et bien sûr les bénévoles, refs, NSO, les autres ligues et le staff organisateur (mention spéciale au pain bagnat jambon qui était juste une tuerie) sans qui tout cela ne serait possible.

 

Jane Rustine
Journaliste zébrée
& Crayola Killer
Joueur multitâche

 

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La page Facebook de l’évènement / https://www.facebook.com/jeuxduroller?fref=ts

Crédits photographiques :

Magicyannick Yannick / https://www.facebook.com/magicyannick?ref=ts&fref=ts

Pascal Briand / https://www.facebook.com/pascal.briand.16?fref=ts