Somewhere over the derby !

Vous avez sans doute tous vu le film de C. Klapisch, L’Auberge espagnole. La définition de « l’auberge espagnole », c’est un peu celle du roller derby : un peu de toi, un peu de moi, un peu de toi, moi et nous, un mélange de tout ce joli monde qui gravite autour de la même passion.

Le 21 décembre, anciennement journée de la fin du monde, l’association Roller Derby Toulouse organisa une journée cohésion. En quoi cela consiste-t-il au juste ? Eh bien, un samedi hivernal par exemple, où le soleil décide d’être au rendez-vous juste pour nous, nous nous donnons rendez-vous sur notre chère et belle place de l’Europe afin de partager une journée détente tous ensemble.

Première étape : un jeu de piste géant ! Par équipe de 5 ou 6, nous nous organisons dans une ambiance plutôt joyeuse. Une carte au trésor à la main, en patins, à vélo ou à pied, chacun tente de décrypter les divers éléments avec son équipe.

Ainsi, nous avons droit à un joli cours d’histoire d’art toulousain (oui, nous sommes très cultivés au roller derby ! ^^), dont le passé du quartier de la Dalbade.

1 PHOTO DALBADE

 

Tellement aventuriers, on grimpe aussi dans des bennes à ordures !

 

2 PHOTO CAMION POUBELLE

 

On croise une bande de fous en patins dans un enclos à jeunes pousses.

 

3 ENCLOS JEUNE POUSSE

 

Cultivés, un peu intenables, on est tous un peu bizarres finalement, mais nous demeurons de grands gourmands !

4 LE POUSSIN BLEU

Après cette charmante matinée de jeu, nous nous rendons sur les allées Jean Jaurès afin de prendre une photographie collective lançant une grande campagne publicitaire destinée à nous aider à obtenir un lieu d’entraînement couvert. Oui, parce que même si on aime notre chère place de l’Europe, elle ne nous offre pas des conditions optimales ! Repère de skateurs depuis le début des années 90, puis envahie par le chouette monde du derby, cette place est devenue notre QG. Nous la connaissons tous par cœur, elle a même été marquée par nos chairs et nos sueurs. On l’apprécie au printemps ou bien en automne. Un peu moins au mois de juillet, quand son bitume brûlant nous laisse assoiffés. Et encore moins en hiver, quand son sol mouillé devient dangereux et glissant (parfois, on se retrouve même avec le nez cassé !). Par conséquent, on souhaiterait obtenir durablement une salle couverte qui améliorerait nos conditions d’entraînement en nous abritant notamment des variations météorologiques.

 

5 CAMPAGNE DE PUB JEAN JAURES

 

Après avoir été photographiés ci et là (oui, dans cette asso’, on est trop des mondains !), pause repas. On s’arrête déguster un bout. Enfin, surtout de la viande ! De la viande et beaucoup de patates ! Et c’est la panse bien garnie et sous un soleil omniprésent que nous nous préparons à la prochaine étape de la journée : l’Addictive Paintball de Toulouse !

6

 

Le paintball… Mmm, comment dire ? Alors oui, c’est assez intéressant comme atmosphère. Au départ d’ailleurs, tout le monde se marre : c’est fun, on est tous ensemble en habits de chantier trop grands ou trop usés. Puis la gérante de la boutique, la célèbre Zaza du Démon, arrive un gun à la main. Enfin, une espèce de Kalachnikov à pression, plus lourde que bon nombre d’armes. Là, le plan d’attaque commence : explications du jeu, de la tenue de l’arme, des accès du terrain, des sorties de secours, etc. Genre on est en URSS et moi, je commence à avoir peur, je ne veux pas y aller… Mais trop tard ! Les arènes sont ouvertes !

Deux équipes sont faites : les bleus Vs. les verts/marrons. Immédiatement, tu remarques qui est pro de qui ne l’est pas. Il y a ceux qui ont leur propre tenue, un lapin rose tout équipé qui fait complètement flipper (surtout dans le noir), plusieurs commandos, une championne du monde de la discipline, des filles qui n’ont pas peur et puis il y a nous…

Second round (ouf, j’ai échappé au premier !) : là, il faut vraiment y aller. Masque de Dark Vador, check. Arme, check. Billes, check… Nous sommes en binôme. J’ai froid et peur, une sorte d’adrénaline en puissance m’envahissant. On ne voit rien. On est visé, mais pas touché. J’entends des cris « Cours ! Cours ! » et des bruits « Prouuuf ! Prouuff ! ». On avance pas à pas, bidon après bidon, quelques gouttes de sueur sur le front. On tombe sur un vieil avion abandonné. Puis un trou. Je tire, mais ça ne marche pas. « Vite ! Désamorcer la sécurité ! ». Les billes finissent par tomber à la renverse… (oui, d’accord, on nous avait bien dit qu’il fallait faire attention à ces jolies petites billes qui pouvaient s’échapper !) « Oh ! Comme elles sont jolies d’ailleurs ! » … Ah ! Me voilà touchée ! Fin de la partie.

Après toutes ces aventures, viennent enfin les plaisirs de la bouche ! On se douche, on se débarbouille, on se pomponne. A 21 heures, tout le monde est beau et parfumé. Là, dans une belle salle aménagée, de nombreux plats sont disposés un peu partout. Chips, quiches, pizzas, de multiples tartes, foie gras, jolis plateaux de sushis…

7 SUSHIS

 

Du vin blanc, du vin sec, du vin rouge, du rhum… Et des bières, beaucoup de bières ! Tout ça sur fond de musique !

Il y a même un baby foot !

8 BABY FOOT

 

Une sainte !

9 LOLLA

 

Des folles !

10 LOVE

 

Un Chili charmant !

11 CHILI

 

Un quizz cinéma !

12 QUIZZ

 

Hillary !

13 CHACK

 

Et même Gonzo !

14 DAVID

 

En fait, il y a nous ! Cette grande famille, ces sourires, cette bande fantastique de potes ! Ouais, il n’y a pas à dire : grâce à nous tous, Roller Derby Toulouse est une bien belle auberge espagnole ! ^^

 

Eli’pstichiatrix

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Addictive Paintball : http://www.addictive-paintball-toulouse.com/

Crédits photographiques : Emilie Eychenne, Martin Robin, Emma Yepez.