Live long and prosper

 

Avant de commencer, je tiens à vous prévenir que cet article a été écrit à deux voix – la mienne pour commencer, puis celle de Crayola Killer – parce que c’est plus marrant à deux, et parce que, n’ayant pas été présente tout le temps, j’ai bien dû déléguer une partie du compte-rendu. Mais vous allez voir, Crayola Killer utilise autant de parenthèses que moi, vous n’allez pas être trop perdus…

 

Mes petits muffins au chocolat, quel weekend ! Une journée de recrutement, des Bootcamps flamands roses et futurs zèbres, un scrimmage… Autant vous dire que le lundi matin a été dur (jeune zèbre cherche cheville droite pas trop chère, merci de contacter la ligue rapidement). Nous en sommes ressorti encore plus rempli d’amour qu’auparavant, et nous sommes maintenant plus motivés que jamais pour vraiment attaquer la saison ! Mais avant de vous faire un résumé, une petite annonce…

 

Parce que oui, chez Roller Derby Toulouse, en plus d’être beau et d’avoir du talent, on t’apprend AUSSI à faire un cœur avec tes doigts © Magicyannick Yannick

Parce que oui, chez Roller Derby Toulouse, en plus d’être beau et d’avoir du talent, on t’apprend AUSSI à faire un cœur avec tes doigts.
© Magicyannick Yannick

 

MERCI du fond de nos petits cœurs tout mous à toutes celles et ceux qui sont venus à la soirée de soutien pour permettre aux joueuses du RDT sélectionnées en Team France de partir à Dallas. On peut calculer le degré de réussite d’une soirée à la difficulté du réveil le lendemain, et laissez-moi vous dire que c’était une très bonne soirée ! Mais refermons cette belle parenthèse pour en revenir au sujet qui nous occupe, à savoir donc les nouvelles recrues du RDT. Elles (oui, toi petit Padawan de sexe masculin qui fait la grimace, je te vois, et sache qu’on t’aime bien mais que bon, par habitude, on parle très souvent au féminin, et tu finiras par t’y habituer) sont arrivées en ce doux samedi matin du mois d’octobre, innocentes et motivées, et elles ont vu. Les coachs, les règles, leurs futures compagnes de galère pour les mois à venir. Et elles ont tout bien écouté ce qu’on leur a dit. Comme je n’y étais pas (oui, j’ai bien tenté d’obtenir une accréditation presse pour faire genre je suis hyper sérieuse et tout, mais bizarrement ça n’a pas marché), c’est le moment où je laisse la parole à Crayola Killer, aka coach des nouvelles recrues (qui lui y était et qui a pris pleins de notes je suis sûre), pour qu’il nous donne ses impressions sur cette journée (et tant qu’à faire, je le laisse aussi vous parler du scrimmage, moi je vais aller me faire un café).

 

Alors déjà je vous préviens, je parle beaucoup (oui, même quand j’écris). Dernier arrivé dans l’équipe des coachs du RDT cette année, je vais m’occuper des freshs et occasionnellement de la réserve. Et il se trouve que le week-end dernier c’était RECRUTEMENT !!!  Je me suis donc joins à Trash’Y'derm, Slash Gordon, Bravehurt, le Rôtisseur et AssHelloff pour cette journée d’observation et d’évaluation. Le rendez vous avait été pris depuis déjà plus d’un mois, et c’est un peu fébrile que j’ai rejoins le gymnase de Montaudran en ce samedi matin. J’y ai rencontré les premières arrivées qui attendaient devant le portail. On a un peu discuté, j’ai sorti deux trois blagues sur le déroulement de la journée, mais je les ai senties tendues malgré tout (et puis elles savaient que j’allais les juger toute la journée, donc bon…).

 

8h58, la gardienne arrive et nous ouvre le portail. C’est donc parti, et pas moins de 30 filles et 2 mecs s’installent. Bravehurt, en bon président, a fait un petit discours sur l’association et son fonctionnement. Puis c’est l’heure des premiers tests en baskets. Quelques exercices d’échauffements et voilà les filles parties pour l’endurance – 4 min et le plus de tours possible à réaliser. Nous (les coachs) avions tous des feuilles sur lesquelles on a pris des notes (on y a noté les résultats aux différents exercices bien sûr, mais aussi l’attitude car c’est un point trèèèès important). Les filles ont un peu fait la grimace (certaines n’ont pas fait de sport depuis longtemps), et pourtant ce n’était que le début !

 

Les coachs sont imperturbables, laisse tomber Block Swan (est-ce qu'on peut parler deux secondes du travail des photographes, obligés de se cacher dans les plantes vertes pour pouvoir faire correctement leur travail ? Non, personne ?). © Florent Lagasse

Les coachs sont imperturbables, laisse tomber Block Swan (est-ce qu’on peut parler deux secondes du travail des photographes, obligés de se cacher dans les plantes vertes pour pouvoir faire correctement leur travail ? Non, personne ?).
© Florent Lagasse

 

Après une série d’exercices réalisés sous forme d’ateliers, on les a fait chausser (à ce moment là j’étais triste parce que je voulais rouler moi aussi, mais j’ai été obligé de prêter mes patins). Elles se sont échauffées, et c’est parti pour les croisés (les fameux !). Le patinage étant ma spécialité, j’ai observé alors avec d’autant plus d’attention. C’est durant ce premier exercice qu’une fille s’est blessée. Rien de très grave, mais elle a été obligée d’arrêter, et les autres ont continué malgré tout (c’est aussi ça le derby).

 

Après le repas, Charles Martèle leur a expliqué les règles et l’arbitrage (parfait pour dormir digérer) (Notes de Jane Rustine : je tiens à bien préciser que ce sont les propos de Crayola Killer, et qu’en tant qu’apprentie arbitre, je ne me permettrai pas bien entendu de critiquer les merveilleuses 394 pages de règles, non, jamais, même sous la torture. Je voulais juste le rappeler comme ça, histoire de…). Je me suis chargé ensuite de les réveiller avec un petit footing de 5 min au soleil (et encore, je voulais faire 10 min mais les autres coachs m’ont dit que c’était trop, j’attendrai donc de les avoir aux entraînements pour le faire :D). Ce fut ensuite le temps de rechausser pour les chutes, les freinages et des petits jeux. Slash Gordon a donné les consignes, et nous on a continué de consciencieusement prendre des notes. La journée s’est terminée tranquillement par quelques exercices de gainage et des étirements, et enfin un petit tour de questions/réponses. Puis direction l’AFTER !!!

 

"Et donc on tourne dans le sens des aiguilles d'une montre, mais en fait à l'envers, et la rumeur dit qu'il y a un ballon, mais on ne l'a jamais trouvé..." © Florent Lagasse

« Et donc on tourne dans le sens des aiguilles d’une montre, mais en fait à l’envers, et la rumeur dit qu’il y a un ballon, mais on ne l’a jamais trouvé… »
© Florent Lagasse

 

Et pour poursuivre le weekend, dimanche c’était scrimmage mixte ! Le premier en ce qui me concerne, puisque je ne suis joueur que depuis peu. C’est donc après une courte nuit (le samedi soir c’était l’after, je vous le rappelle) que je suis arrivé une nouvelle fois au gymnase de Montaudran (je pense que d’ici la fin de l’année je vais pouvoir y aller en dormant). Les Refs et NSO étaient déjà là puisque ce scrimmage était principalement fait pour eux.

 

Mes futurs coéquipiers et adversaires du jours étaient là aussi, j’étais un peu stressé mais j’ai essayé de ne pas trop le montrer. On a discuté de tout et de rien, il y avait du soleil donc on a lézardé (à nous voir là personne n’aurait dit que dans une heure on allait rouler, se bloquer, se hiter…). Puis les Refs nous ont laissé entrer dans la salle, j’ai vanné un coéquipier qui réglait ses platines tout en faisant de même, on a fait deux trois mouvements histoire de voir si nos réglages étaient bons, puis on s’est attaqué à s’échauffer et s’équiper. Le stress est un peu redescendu, ça fait du bien de rouler avec les potes (on se taquine, on se cherche un peu, on se fait des petits blocks par-ci par-là). Puis est venue l’heure de l’équipement check – ça y est on va commencer ! À moins que… Ah non, j’ai dû changer de maillot, deux #13 dans la même équipe ce n’est pas possible (foutu scotch qui ne tient pas). J’ai donc porté le #F22 et j’ai été la version White de Slash Gordon.

 

C’est parti. J’ai laissé passer le premier Jam, et le stress est remonté d’un coup (putain ça va être à moi !). Le coup de sifflet a retenti, et je vais m’aligner sur la ligne des blockeurs (j’ai demandé à jammer aujourd’hui mais faut pas déconner, je vais pas attaquer direct en jammeur !). Ça joue fort – c’est ça de se connaître, on sait ce que les adversaires ont l’habitude de faire. Quelques Jams plus tard et je passe jammeur, ça y est… Putain que c’est dur de passer Slash Gordon (oui, Slash le vrai jouait dans l’équipe adverse et ne comptait apparemment pas laisser son double passer). C’était intense, mais ça a fini par passer. Je n’ai aucune idée de combien de points j’ai marqués, tout est allé très vite mais putain que c’est génial, je veux y retourner (enfin dès que j’aurais bu, parce que là je vais mourir sinon). J’ai fini la première période en prison (arf) à cause d’un cutting que m’a gentiment fait faire Sweenie Odd (ça se paiera un jour). Mon équipe est en retard de pas mal de points. C’est à ce moment que ça devient vraiment dur, on essaie de rattraper notre retard, tandis que les autres essaient de le creuser, et surtout de nous empêcher de remonter (et ils y sont plutôt bien arrivés). J’ai commencé à ne plus avoir de jambes (et dire que j’avais l’impression d’avoir la caisse). Les Jams se sont enchainés très vite, et le match s’est terminé sur un score de… Je sais plus, mais je sais qu’on avait 49 points de retard. C’était génial, et j’ai hâte de remettre ça. Mais surtout, je suis plus motivé que jamais pour la suite, qu’il s’agisse de matchs ou d’entrainements !

 

Cette image contient beaucoup trop d'amour et de traces de patin sur le sol, il n'y aura donc pas de commentaire supplémentaire... © Florent Lagasse

Cette image contient beaucoup trop d’amour et de traces de patin sur le sol, il n’y aura donc pas de commentaire supplémentaire…
© Florent Lagasse

 

 

Jane Rustine
Journaliste motivée
& Crayola Killer
Coach prolifique

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Crédits photographiques :

Magicyannick Yannick / https://www.facebook.com/magicyannick?ref=ts&fref=ts

Florent Lagasse / https://www.facebook.com/lagasse.florent?fref=ts