Bliss Vs Real Life

 

On ne va pas le nier, notre passion pour le Roller Derby a commencé pour beaucoup d’entre nous grâce au fameux film Bliss. En bonne Fresh Meat, je me suis imaginée que la future Bliss ce serait moi. Star du track, mascotte de l’équipe, redoutée de toutes, acclamée, enviée et talentueuse. Il se trouve qu’en réalité, on ne nous dit pas tout ! Le Roller Derby à l’américaine ce n’est pas ce que l’on vit au quotidien, c’est différent, c’est bien plus. Cet article s’adresse donc aux ancien(ne)s et aux meilleur(e)s d’entre nous qui vont certainement se reconnaître dans nos découvertes quotidiennes de ce sport, aux non-initié(e)s qui pourront se vanter en parlant derby sans en avoir jamais fait, et aux futur(e)s Fresh Meat de France et de Navarre qui pensent savoir dans quoi elles s’engagent parce que « j’ai vu Bliss, je sais ce que c’est le derby, c’est trop cool ! » (non, petit Padawan tu ne sais pas ce qu’est VRAIMENT le Roller Derby). Et enfin, cet article s’adresse à tous les autres, ceux qui aiment les licornes, les quads, les bleus, les câlins et la transpiration. Pour vous, public, voici Bliss VS Real Life : une Fresh Meat découvre le Roller Derby.

 

1. Le recrutement a été, jusqu’à présent, la seule et unique fois où nos fesses de Fresh Meat ont connu le sol délicat et chaleureux d’un gymnase. Sinon, pour nous, c’est sol en bitume, froid polaire et track délimité par des plots, à la différence du beau terrain ovale de Bliss, penché et bien à l’abri que nous avons pu admirer en pensant que toutes les équipes en étaient aussi équipées… Si ça peut compenser, dites-vous que l’espèce de lino du track dans le film a l’air de sacrément glisser, et puis le froid c’est bon pour la peau !

 

Ce soir-là, exceptionnellement, nous avions un gymnase grâce aux Nothing Toulouse. P'tit Bouchon vous remercie avec son plus beau sourire ! © Maëva Atnl

Ce soir-là, exceptionnellement, nous avions un gymnase grâce aux Nothing Toulouse. P’tit Bouchon vous remercie avec son plus beau sourire !
© Maëva Atnl

 

2. Je ne sais pas vous mais moi, à la fin de l’entraînement, je suis la personne avec le moins de sex appeal au monde. Du genre dégoulinante, cheveux en bataille, rouge écarlate, courbaturée de partout… Alors je ne sais pas si la caméra fait bien son travail ou si les américaines sont toujours maquillées et bien coiffées de nature mais bon, c’est louche.

 

3. Que quelqu’un m’explique pourquoi le coach des Scouts Gerbantes ressemble à un joueur de tennis sur patins de hockey… Qu’on soit bien d’accord, les coachs chez nous ne se contentent pas d’être coach (à savoir – un entraîneur se doit de porter une casquette, c’est dans le règlement du RDT. Enfin je crois…). Ils sont aussi tous joueurs dans l’équipe des Quads Guards, et je peux vous dire que c’est loin d’être les moins bons dans leur domaine (sans aucune fausse modestie). Et oui mesdames, mesdemoiselles et messieurs, le Roller Derby c’est aussi un sport qui se pratique au masculin !

 

En pleine écoute du coach (ou en pleine répétition de la prochaine chorégraphie pour le Roller Disco, ça reste à voir). © Maëva Atnl

En pleine écoute du coach (ou en pleine répétition de la prochaine chorégraphie pour le Roller Disco, ça reste à voir).
© Maëva Atnl

 

4. Je trouvais ça tellement cool de voir Bliss patiner pendant son service. Mais en réalité… Moi, si j’enfile mes quads au boulot, je pense que mon patron risque de ne pas être vraiment content. J’ai beau lui dire que le couloir est tip top pour bosser mes croisés arrières, ça ne passe pas trop !

 

5. Comment, mais COMMENT fait cette petite crevette pour, après 3 allers-retours dans son allée en roller, 2 tours de rond-point en slalom et à peine plus d’entraînements, être déjà opérationnelle pour un match ? En vrai ça ne se passe pas comme ça, sachez-le. On galère, on se gamelle, on a des courbatures, on régresse, on va s’entraîner le week-end, on progresse… Et APRÈS on est opérationnelle pour un match, et seulement après tout ça.

 

Au moins, à force de tomber, on découvre des talents de cascadeuses parmi nous ! © Maëva Atnl

Au moins, à force de tomber, on découvre des talents de cascadeuses parmi nous !
© Maëva Atnl

 

6. Déjà dans ce film, j’avais remarqué qu’une équipe c’est un peu une deuxième famille. Et bah vous savez quoi ? C’est VRAI. C’est comme si j’avais pris place dans une immense famille. J’ai rencontré des personnes sur lesquelles on peut compter pour aller patiner et boire un coup, mais pas que. Faire partie d’une équipe de Roller Derby, c’est comme avoir une quinzaine de sœurs avec lesquelles tu vas partager des moments fous, des rires, des larmes, des coups de blues et d’immenses victoires.

 

Bon tout n’est pas tout rose (c’est même plutôt bleu ou vert à en juger les couleurs de ma cuisse après ma dernière chute), mais si y a bien une chose qui est vraie dans ce film, c’est que le Roller Derby c’est bien plus qu’un sport. C’est une passion. Tu vis derby, tu dors derby, ça prend aux tripes et c’est ça qui est bon !

 

Marine
Fresh Meat en immersion