J 5 : Clap de fin sur High G Nik, capitaine des Quad Guards !

 

Derby name et numéro :  High G Nik, 95.

 

Comment et pourquoi as-tu choisi ce nom et ce numéro ? J’avoue avoir pas mal cherché avant de trouver un nom ! Comme certains le savent, dans la vraie vie, je suis commercial dans les produits d’hygiène et d’entretien. En résumé, vendeur de PQ ! Et vu que ça amuse beaucoup de monde, moi le premier, j’ai décidé de creuser dans ce sens. Mais si, prononcez-le avec un bel accent anglais et vous verrez ! Par contre, le numéro, c’est plus simple : il s’agit du département dans lequel j’ai passé les vingt premières années de ma vie !


Équipe : Quad Guards. Et fier de l’être ; )


Age : 30 ans, déjà…

 

Position(s) préférée(s) : Définitivement bloqueur ! Lorsque je suis jammeur, un jam = un passage en prison. Sinon, dans la ligne, à part pivot, tout me va !

 


Dans la vraie vie ? Je suis donc commercial dans quoi vous savez ! Et ça me plaît en plus, c’est ça le pire ! A part mon boulot et le derby… Les amis surtout. Sinon, je n’ai aucun talent artistique (ou alors je ne l’ai pas encore trouvé), mais j’ai une prédisposition naturelle pour faire des blagues de m*rde, ça oui !


Quand as-tu commencé le roller derby ? Aux alentours du 15 août 2011 (c’est important d’être précis !), mais j’avais connu ce sport quelques mois auparavant, lors de la première French Connection (NDLR : manifestation sportive annuelle organisée par l’association Roller Derby Toulouse). Nicolas (Bravehurt) m’avait demandé d’animer et commenter les trois matchs au micro ! Sacré challenge car je ne connaissais quasiment rien à ce sport ! D’ailleurs, je me souviens encore de ma première tentative de lecture des règles ! Je crois que mes yeux ont saigné au bout de quinze pages, mais je ne me rappelle plus très bien car j’ai dû tomber dans les pommes au bout de la vingtième !

 

Pourquoi avoir choisi ce sport ? Avant d’entrer dans l’association, je côtoyais quelques membres des Quad Guards. Certains tentaient de me convaincre de venir essayer lors d’un entraînement. « Non, je ne peux pas, je n’arriverai jamais à me libérer à cause du taf, tout ça tout ça ». Pendant mes congés, je me suis lancé et là, bim, histoire d’amour avec le derby ! Ça faisait plus de dix ans que je patinais et j’ai adoré pouvoir y associer un sport d’équipe et des contacts !


Donne-nous ton point de vue en tant qu’homme pratiquant un sport qui était de prime abord féminin : Ça ne me dérange absolument pas de faire un sport de filles ! Mon ambition, et je pense que c’est pareil pour tous les autres membres des Quad Guards, n’est pas de voler la vedette aux filles. Elles sont à l’origine de ce sport, elles sont majoritaires et c’est très bien comme cela ! Mais parfois on peut avoir à faire à quelques extrémistes pensant que les hommes n’ont pas à être sur une piste de derby (sauf pour arbitrer, évidemment !). Il est dommage d’être aussi fermé et de réagir comme… de gros machos en fait ! Heureusement, je n’ai jamais ressenti ce malaise à Toulouse. Les filles sont nos premières fans, comme nous nous sommes leurs premiers supporters ! On essaie même de plus en plus de faire quelques entraînements en commun !

 

As-tu un rituel d’avant match ? Ce n’est pas bien (les enfants, ne le faites jamais), mais on a pris l’habitude de se fumer une clope avant le match avec la coach, Cash Pistache. Quand j’arrêterai la clope, peut-être qu’on prendra de la coke, on verra bien !


Tu es capitaine d’équipe des Quad Guards. Peux-tu nous parler du match mixte contre les Nothing Toulouse par exemple ? Tous les coups étaient-ils permis ? Ce match n’était pas vraiment prévu et nous est tombé dessus comme par enchantement ! On a eu peu de temps pour s’y préparer et puis c’est quand même particulier d’avoir sa coach et des joueuses cadres dans le camp d’en face ! Ce qui est sûr, c’est que c’était un match piège et on est tombés dedans. Les filles ont très bien joué leur coup en nous faisant déjouer aux bons moments et en ne se déconcentrant jamais ! Nous, par contre, je ne sais pas si c’est le manque de temps, le manque de repères ou le fait de devoir retenir nos coups, mais on a complètement joué à l’envers… Et non, on n’avait pas le droit de mettre des gros blocks violents !


Que signifie le nom « Quad Guards » ? Le nom et le logo de l’équipe sont un hommage à la série Alerte à Malibu ! Les Quad Guards toulousains sont comme ces « Coast Guards » américains : tous beaux et tous super musclés évidemment ! ;) D’ailleurs, notre rêve est que David Hasselhoff vienne nous voir jouer, nous parraine aussi !

 

 

Tu es aussi présentateur durant les matchs. Peux-tu nous en dire plus ? On m’a proposé le poste de speaker pour deux raisons : parce que personne ne voulait le faire mais aussi et surtout car j’avais déjà un peu d’expérience ! A l’époque, je m’occupais en effet de l’animation des randonnées roller de l’association Roulez Rose. Aujourd’hui, je prends beaucoup de plaisir à animer les matchs, que ce soit à Toulouse ou dans d’autres villes. C’est juste génial d’essayer de faire découvrir et aimer cette super discipline à un public qui est souvent novice.

 

J’aime : Ce sport déjà, tout simplement. Et l’ambiance « grande famille » qui règne dans notre association !

 

J’aime pas : La défaite. Je crois que je suis très mauvais perdant !

 

Ton meilleur souvenir ? C’est à la fois le meilleur et le plus mauvais : la finale du Championnat d’Europe, que je n’ai pas jouée à cause d’une suspension arbitrale. Voir ses potes donner tout ce qu’ils ont, mener de 100 points et puis finalement perdre pour 2 points… A la fois de la tristesse et de la joie, mais aussi énormément de fierté ! Que d’émotions !

 

Le mot de la fin : Le roller derby et les Quad Guards m’ont tellement apporté que mon seul souhait est de donner mon meilleur pour cette équipe ! Donc rendez-vous en juillet prochain pour notre titre de champions d’Europe !

 

Interview réalisée par Mini Môme Kills

———————-

Crédits photographiques : Khalil Ahmed, Florent Lagasse et Sébastien Trezel.